Livre de geek: “Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir”

Je viens de ter­min­er un livre sym­pa­thique “Pourquoi les gen­tils ne se fer­ont plus avoir”, qui se lit facile­ment, écrit par J. Hes­ka (son blog est très bien aus­si). Le héro prin­ci­pal est un infor­mati­cien, et son meilleur ami, un geek indécrot­table.

pourquoi-les-gentilsLa ver­sion numérique est à moins de 3€, alors ça vaut le coup.

Je vous pro­pose deux niveaux de présen­ta­tion: la pre­mière, celle de l’éditeur, puis la sec­onde : un résumé du livre. Si la présen­ta­tion du livre suf­fit, ne lisez donc pas le résumé car ce serait vous gâch­er le sus­pens. Main­tenant, peut-être que le résumé vous don­nera aus­si envie de le lire…

Présentation de l’éditeur

« Je m’appelle Jérôme et je ne suis pas quelqu’un de pop­u­laire. Invis­i­ble pour mon entourage, insipi­de pour mes col­lègues, insignifi­ant pour ma petite amie.
Un jour, je suis tombé sur un arti­cle dans un mag­a­zine cen­sé m’aider à régler un cer­tain nom­bre de prob­lèmes dans ma vie. Ça m’a emmené un peu plus loin que prévu…Ah oui, le “un peu plus loin”, c’est devenir le chef de file involon­taire d’un mou­ve­ment philosophique qui a révo­lu­tion­né le monde. »

Mon résumé du livre

Atten­tion, ne lisez pas ceci si vous comptez le lire un jour ! (ou juste un peu pour vous don­ner envie)

Jérôme est un jeune infor­mati­cien plutôt gauche et mal dans sa peau qui a du mal à s’intégrer à la société. Chaque jour au tra­vail, c’est le jeu du chat et de la souris – il faut esquiver les col­lègues qui se moquent de lui pour aller s’isoler et respir­er dans son pro­pre bureau. Même la pause café est un sup­plice.

Sa vision de la société est celle d’un eth­no­logue : “Des groupes se sont for­més, sou­vent autour de mâles dom­i­nants qui rient fort. Les femelles se pava­nent pour leur plaire, et d’autres mâles accourent pour ramass­er les miettes.”

Un jour, il tombe sur un arti­cle dans un mag­a­zine de psy­cholo­gie bon marché cen­sé aider les gens à régler un cer­tain nom­bre de prob­lèmes dans leur vie : une revue pour femmes. Dans son cas, la thérapie pré­con­isée va le con­duire beau­coup plus loin que prévu. Il va com­mencer par écrire un jour­nal de ses expéri­ences… de ses humil­i­a­tions. Sa “petite amie” Sam, manip­u­la­trice per­verse, qui se sert de lui comme “bouche-trou” pour les soirées où elle n’a pas réus­si à trou­ver d’autres gars, le traite comme la dernière des merdes. Son meilleur ami Éti­enne est un “geek”, fan de l’univers Star­war et du monde de la BD, qui vit dans son pro­pre univers, ne remar­quant même pas la rail­lerie des gens autour de lui. Jérôme tente vaine­ment de s’intégrer dans des groupes d’amis, auprès de col­lègues, qui lui posent régulière­ment des lap­ins ou l’utilisent comme chauf­feur quand il en ont besoin.

Bref, sa vie est cat­a­strophique et le pire, c’est qu’il en est con­scient. Remet­tre par écrit ses aven­tures accentuent ce besoin de change­ment: pourquoi vouloir s’intégrer au final ? Pourquoi cela ne serait pas aux autres de l’accepter tel qu’il est ? Il rompt alors avec sa petite amie qui finit par lui lâch­er un “je t’aime” en dés­espoir de cause. Ce qui devait être vrai, à sa façon. Mais qu’importe, c’est une voie qui mène à la souf­france.

Puis, un jour, Éti­enne, prend con­science à son tour que tout le petit monde du bureau passe son temps à se moquer de lui et finit par se pen­dre dans son salon… Heureuse­ment, il se rate. Trop con, même pour se tuer aurait pen­sé un de ses col­lègues.

Jérôme va com­mencer à jeter les bases d’une véri­ta­ble théorie pour con­tr­er la méchanceté humaine en définis­sant le con­cept d’antipathie. La déf­i­ni­tion est floue au début, mais finit par évoluer vers: “L’antipathe est un indi­vidu auto­cen­tré, qui com­met, con­sciem­ment ou non, des actions nuisant à autrui dans le souci de répon­dre à ses pro­pres besoins, ceux-ci pou­vant être de natures var­iées (finan­cière, psy­chologique, famil­iale, per­son­nelle, etc.).”

Avec Éti­enne, ils vont tra­vailler la ques­tion, réalis­er des tests dans les super­marché pour trou­ver un traite­ment à l’antipathie. Ce n’est pas gag­né, car s’il est pos­si­ble de met­tre mal à l’aise en pub­lic quelqu’un qui laisse tomber un déchet dans un parc, c’est mois facile lorsqu’il s’agit d’un com­porte­ment assumé. Mais ce n’est pas impos­si­ble non plus.

Petit à petit, et mal­gré lui, Jérôme va devenir le chef de file d’un mou­ve­ment philosophique, le «cimondisme», qui va compter par­mi ses mem­bres de très nom­breux fidèles: tous des gens désireux de chang­er le monde.

Un soir, chez l’un des mem­bres qui en avait assez que son voisin le tor­ture à coup de MP3 assour­dis­sants et de bruitages à car­ac­tère “pornographique”, ils déci­dent de se com­porter comme ce voisin indéli­cat, mais avec un matériel encore plus per­for­mant. A la pre­mière vis­ite du gars pour se plain­dre: “oui, pas de soucis”… puis on monte le son. A la sec­onde, rebe­lote. Enfin, à la troisième : “vous vous moquez de moi ?”. Là, on lui assène le coup de grâce en lui rap­pelant ce qu’il fait régulière­ment et que s’il s’entête dans ce com­porte­ment, il aura le droit à une surenchère explo­sive. Quelque fois, le traite­ment, c’est aus­si met­tre le nez de la per­son­ne dans le caca.

Au fil des jours, le nom­bre de mem­bres pro­gresse, la méth­ode s’affine. Les “antipathes” inscrits mal­gré-eux au pro­gramme sont suiv­is, des mis­es en scène sont réal­isées pour qu’une prise con­science inter­vi­enne.

Mais tout cela dépasse de loin Jérôme qui n’a pas voulu être le chef d’un tel mou­ve­ment. D’ailleurs il s’en est écarté pro­gres­sive­ment, lais­sant les rennes à Éti­enne avec des instruc­tions pré­cis­es : “pas de chef, pas de hiérar­chie”.

Depuis quelques jours, Jérôme ne croise plus son ami. Celui-ci a démis­sion­né pour se con­sacr­er à fond au mou­ve­ment. La vie de Jérôme com­mence à chang­er après une dernière mis­sion con­fiée par le mou­ve­ment: suiv­re Stéphanie, une col­lègue de bureau. La fila­ture n’est pas son fort, mais un soir elle manque de se faire vio­l­er par un groupe de 3 indi­vidus. Jérôme est le seul à pou­voir inter­venir, et le fait d’ailleurs de façon intel­li­gente. Cet événe­ment finit par le rap­procher de Stéphanie: il prend con­science qu’elle n’est pas le mon­stre d’égoïsme qu’il croy­ait, que lui même n’est pas un couard, et que d’ailleurs, physique­ment, il était plutôt pas mal. En même temps ses rela­tions s’arrangent au boulot. Il est aus­si moins aso­cial, par­le un peu plus avec les autres… Bref, Jérôme évolue.

Alors qu’il entame une rela­tion sen­ti­men­tale avec Stéphanie, il décide de se ren­dre au siège de l’association “Cimondiste” pour y met­tre un terme: le mon­stre a pris trop d’envergure, cela va mal finir, ce n’est pas nor­mal de suiv­re les gens, de faire des dossiers sur eux et d’intervenir ain­si dans leur vie !

Arrivé au siège, il ren­con­tre Éti­enne qui finit par lui lâch­er qu’il est impos­si­ble d’arrêter un mou­ve­ment sans chef ni hiérar­chie. Il lui dit aus­si qu’il est mal placé, en tant qu“Antipathe”, pour annon­cer que le mou­ve­ment est mau­vais. N’en a t-il pas lui-même prof­ité ?

Et là, c’est l’effetFight Club”: Oui, Jérôme est un antipathe – c’est par son manque de con­fi­ance en lui, ses peurs, qu’il s’est écarté des autres et finale­ment, a engen­dré ce com­porte­ment chez eux. Mais il va de mieux en mieux depuis que les mem­bres se sont occupés de son cas: tout d’abord au boulot, puis avec sa col­lègue Stéphanie… ce sim­u­lacre de viol qui n’en était pas un…

Jérôme flippe, panique, con­tacte la police – sa vie est un men­songe. Il est con­vo­qué par le com­mis­saire qui, accom­pa­g­né d’Étienne, vont lui annon­cer que … — le reste du man­u­scrit a été arraché, mais on se doute bien que le mou­ve­ment a aus­si infil­tré la police. Jérôme finit par com­pren­dre que le groupe est utile et qu’il œuvre pour le bien. Les gen­tils en ont marre, ils ne se fer­ont plus jamais avoir.

Le mou­ve­ment va pren­dre une ampleur inat­ten­due et finir par révo­lu­tion­ner le monde, au point que quelques généra­tions seule­ment après, son exis­tence même soit devenu inutile: “une cel­lule vivante, res­pi­rant, qui naît, qui s’adapte, mais qui sait aus­si mourir quand elle n’est plus néces­saire à l’organisme.”


D’autres ouvrages du même auteur:

  • Un monde idéal où c’est la fin” : Bien­v­enue dans un monde idéal ! Un monde idéal où la civil­i­sa­tion telle que nous la con­nais­sons n’existe plus. Dérè­gle­ment du temps ? Avène­ment de la magie ? Crise cli­ma­tique irréversible ? Épidémie mon­di­ale de mort subite ? Extra-ter­restres mal­adroits ? Inva­sion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime glob­ale ? Robots hors de con­trôle ? Zom­bies entre­prenants ? Décou­vrez 100 his­toires drôles, émou­vantes, trag­iques ou absur­des qui mènent à notre perte !
  • On ne peut pas lut­ter con­tre le sys­tème”: Le sys­tème financier mon­di­al vient de s’effondrer. Tan­dis que les villes s’embrasent, Lawrence New­ton, directeur du con­sor­tium HONOLA, est assas­s­iné devant les caméras du monde entier. Repré­sailles ? Com­plot ? Vengeance ? Quels sont les liens obscurs entre Lawrence New­ton et le mou­ve­ment alter­mon­di­al­iste Green­Force ? Pourquoi un mod­este agricul­teur africain, un pédophile améri­cain et un chercheur français devi­en­nent-ils la cible de tueurs envoyés par les ser­vices secrets ? Qui est réelle­ment Mar­ty, ce mys­térieux mer­ce­naire par­ti pro­téger trois écol­o­gistes trop curieux ? À la veille d’un som­met déter­mi­nant pour des mil­lions d’européens, alors que HONOLA est sur le point de boule­vers­er les équili­bres mon­di­aux, revivez la dernière semaine qui a changé le monde !

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