The Beginner’s Guide: un jeu dont le développeur est le héro ?

The Begin­ner’s Guide a été créé par Dav­ey Wre­den, l’au­teur du fameux “The Stan­ley Para­ble”. C’est une sorte de jeu “extrater­restre”, inclass­able, une sorte d’ex­péri­ence virtuelle sor­tie courant octo­bre 2015.

Le trail­er ne rend pas toute la dimen­sion du jeu. Voici une petite présen­ta­tion rapi­de et en français du jeu:

La vidéo nous annonce: “Il ne s’ag­it toute­fois pas vrai­ment d’un jeu: C’est plutôt une sorte d’ex­péri­ence qui utilise le gamedesign de manière remar­quable pour nous pro­pos­er une nar­ra­tion puis­sante et bien écrite qui explore des thèmes qui risquent for­cé­ment de vous touch­er et de vous faire réfléchir d’une manière ou d’une autre”.

Il s’ag­it d’un jeu où le développeur présente plusieurs petits jeux et explique le gamedesign et le lev­el design, ses pro­pres choix, ce que cela lui apporte… C’est comme une présen­ta­tion virtuelle de son tra­vail.

Site offi­ciel: www.thebeginnersgui.de — Vous pou­vez l’acheter sur Steam pour 9€ (je ne touche pas de com 🙂

Bon, si vous n’avez pas envie d’a­cheter le jeu, mais que vous souhaitez le décou­vrir au tra­vers des yeux d’At0mium, voici 1H30 de game­play avec ses com­men­taires:

Edit au 24/10/15 : Bon, le jeu s’est fait démolir sur jeuxvideo.com, mais j’ai quand même voulu y jouer. C’est court quand même… très court. Je ne sais pas quoi en dire en vérité… si, gardez vos sous… ça vaut pas 9€… Non, oubliez ça et faites vous votre pro­pre avis. Per­son­nelle­ment, je n’ai pas été trans­porté par le thème, la réflex­ion sur la soli­tude ou sur la perte de créa­tiv­ité… Ce jeu me donne juste­ment la sen­sa­tion d’un pro­duit brouil­lon, d’un amon­celle­ment de niveaux râtés, com­binés plus ou moins ensem­ble pour essay­er d’en sor­tir une his­toire rel­a­tive­ment tor­due. Mais en même temps, 1H30 de jeu, ça laisse le temps de réfléchir: j’ai pen­sé à la créa­tion de jeux, à l’at­tache­ment que nous avons à voulu repro­duire au mieux la réal­ité, s’éloignant tou­jours plus de ce qui nous fait vrai­ment vibr­er: la décou­verte, le jeu… l’imag­i­na­tion. Il n’y a plus rien à imag­in­er dans un monde qui est totale­ment décrit. Ces cor­ri­dors, ces boites, ces pris­ons pour l’e­sprit… Et puis tous ces jeux qui se ressem­blent, ce même game­play avec une vari­a­tion sur un thème… Non, le prochain jeu que je créerai, ça sera aus­si un jeu atyp­ique alors je ne vais pas lui jeter la pierre. C’est son expéri­ence vidéo-ludique pro­pre — elle ne m’a pas trans­porté, quoi que… j’ai eu le temps de réfléchir en tra­ver­sant tous ces couloirs, en volant au dessus d’un labyrinthe qui tourne… tourne.… tourne… un peu comme les idées dans ma tête. Finale­ment, c’est peut-être pas si brouil­lon… Est-ce que je me suis amusé ? Je ne sais pas. Ai-je éprou­vé du plaisir ? De la curiosité oui… beau­coup plus que devant le dernier Assas­s­in’s Creed. Finale­ment, il m’a peut-être un peu par­lé ce jeu — à moins que je ne me sois par­lé à moi-même… Non, finale­ment c’é­tait bien — j’en sais rien — je ne vous le con­seille pas, car c’est dérangeant. Je vous le con­seille si c’est ce que vous recherchez — être touché ? C’est une con­fes­sion… c’est au niveau des sen­ti­ments que cela se passe. C’est réal­isé de façon artis­tique, c’est bizarre, c’est curieux. En tous cas, vous ne per­drez pas votre temps.

Edit au 26/10/15: Bon, je viens de jouer  à “The Stan­ley Para­ble” du même auteur… pas tran­scendé … c’est un monde rel­a­tive­ment vide… il n’y a que le nar­ra­teur (voir une nar­ra­trice à la fin) qui rend le monde plus vivant. Certes, il y a des pas­sages rigo­lo. Mais je l’ai ter­miné en moins d’une heure et ça m’a lais­sé quand même sur ma fin…

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