Réalité augmentée: 2017, point sur les logiciels

La réal­ité aug­men­tée (RA ou AR pour les anglo­phones) per­met d’ajouter à un envi­ron­nement exis­tant filmé par une caméra des objets 3D en surim­po­si­tion, comme par exem­ple tester l’ajout de chais­es dans une pièce exis­tante (comme sur le site d’IKEA). Il existe de nom­breuses appli­ca­tions poten­tielles dans le diver­tisse­ment, les médias, la pub­lic­ité, l’industrie et la recherche uni­ver­si­taire. Le jeu Poke­mon Go de Niantic est celui qui a fait beau­coup par­ler de ce procédé, mais il y a aus­si Ingress qui est un meilleur représen­tant et dont nous avons déjà par­lé sur ce site.

La réal­ité aug­men­tée monte d’un cran avec les casques Hololens ou Mag­ic Leap, mais elle s’était déjà démoc­ra­tisée sur smart­phones et tablettes. Il y a quelques années, on jouait déjà avec l’Artoolk­it et OpenCV en obtenant des résul­tats intéres­sants avec une sim­ple web­cam.

Sam­sung a d’ailleurs présen­té ses lunettes “Mon­i­tor­less” per­me­t­tant de se pass­er d’écran que ce soit d’ordinateur ou de smart­phone. En util­isant une con­nex­ion WiFi, l’affichage se fera directe­ment sur les lunettes.

L’application ou le SDK doit per­me­t­tre à une caméra de «voir» ce que l’utilisateur voit, l’appareil (télé­phone ou ordi­na­teur) analyse les images filmées et y rajoute des infor­ma­tions pour les ren­voy­er vers un récep­teur (écran ou pro­jec­tion sur les ver­res pour les lunettes de RA). L’utilisateur voit donc en temps réel, le réel et le virtuel jux­ta­posé.

Une des par­ties les plus dif­fi­ciles du développe­ment d’une appli­ca­tion de réal­ité aug­men­tée con­siste à cal­culer pré­cisé­ment le point de vue de l’utilisateur en temps réel pour que les images virtuelles soient alignées avec les objets du monde réel. C’est le seul véri­ta­ble enjeu. Ensuite, il faut aus­si faire atten­tion à la col­orimétrie et à d’autres paramètres, mais c’est moins impor­tant pour l’immersion. Un sim­ple trem­ble­ment de l’objet 3D dans son con­texte réel fait que l’illusion peut dis­paraître.

Il existe déjà plusieurs logi­ciels et librairies pour créer des appli­ca­tions de réal­ité aug­men­tée, dont cer­tains open Source. Plus haut, nous vous avons déjà par­lé d’OpenCV et de l’Artoolk­it. La plu­part peu­vent être testés gra­tu­ite­ment et il vous fau­dra pay­er unique­ment pour un usage com­mer­cial (les prix étant très vari­ables..).

En ce qui con­cerne les logi­ciels en ligne, vous n’avez pas besoin de con­naître le code, ils sont tous sur un mode WYSIWYG, il s’agit de créer inté­grale­ment le site inter­net con­tenant de la RA. Chaque solu­tion pro­pose son pro­pre logi­ciel d’aperçu de style nav­i­ga­teur général­iste, ne vous oblig­eant pas à réalis­er des appli­ca­tion com­pat­i­bles avec tous les Os exis­tants.

  • Layar Cre­ator: Ser­vice en ligne sim­ple util­i­sa­tion, drag & drop (3€ la page en basic ou 30€ en pro).
  • Wik­i­tude Stu­dio: Ser­vice en ligne sim­ple d’utilisation, pos­si­bil­ité d’intégrer des mod­èles en 3D.
  • Aug­ment: Le site qui présente le plus d’objectifs et d’utilisations mais entre 300 et 900€/mois…). Prise en main de l’application mobile immé­di­ate pour mon­tr­er des exem­ples très rapi­de­ment. Aug­ment n’utilise pour le moment que des mod­èles 3D et est spé­cial­isée dans la mise en place sim­ple de cat­a­logues d’objets. Un bon petit cours pour l’utiliser.
  • Auras­ma Stu­dio: Là vous avez une appli pour Android et une pour ios, out­il sim­ple et gra­tu­it, pour ses ser­vices de base. Il faut sélec­tion­ner une image «over­lay» (incrus­ta­tion) qui s’affichera au-dessus de l’élément déclencheur. Puis déter­min­er le cadre qui sera la zone «trig­ger» pour posi­tion­ner l’overlay sur la trig­ger.

Pour inté­gr­er de la réal­ité aug­men­tée sur un site inter­net exis­tant ou dans une appli­ca­tion mobile, il faut utilis­er des SDK spé­ci­fiques. Il faut bien lis­ter les usages envis­agés, les don­nées, les mod­éli­sa­tions, les ani­ma­tions ou les habi­tudes pour effectuer son choix. Là, vous aurez besoin de con­nais­sances en développe­ment. L’avantage est de pou­voir faire ce qu’on veut.

Les SDK sont les suiv­ants:

  • Unreal4AR: ce plu­g­in per­met aux développeurs sous Unre­al Engine d’utiliser le SDK ARTook­it via les Blue­prints (com­pat­i­ble 4.13 à 4.15). 99$ à 249$ selon licences. Je le testerai pour vous prochaine­ment, j’ai com­mandé une ver­sion de démo.
  • ARToolK­it: Open Source et libre (LGPL). SDKs Com­pilé pour iOS, Android, Lin­ux, Win­dows et OS X. ARToolK­it a été ini­tiale­ment dévelop­pé par le Dr Hirokazu Kato et son développe­ment con­tinu est soutenu par le lab­o­ra­toire Human Inter­face Tech­nol­o­gy (HIT de lab­o­ra­toire) à l’Université de Wash­ing­ton, HIT Lab NZ à l’Université de Can­ter­bury, Nou­velle — Zélande, et ARTool­works, Inc , Seat­tle.
  • Beyon­dAR: Unique­ment pour Android actuelle­ment.
  • FLAR­Toolk­it: avec des liens pour créer vos objets en 3D.
  • Gob­lin XNA: il est accom­pa­g­né d’un bon guide pour vous dans vos débuts.
  • osgART: bib­lio­thèque de développe­ment mul­ti-plate­forme qui sim­pli­fie le développe­ment d’applications en réal­ité aug­men­tée ou réal­ité mixte. osgART com­bine les bib­lio­thèques de suivi de vision par ordi­na­teur (ARToolK­it , SSTT ) et la bib­lio­thèque de graphisme 3D Open­Scene­Graph. Celà prend donc en compte l’ensemble des élé­ments pris en compte par ARToolK­it.
  • SLAR­Toolk­it est aus­si basé sur ARToolK­It.….
  • UART est spé­ci­fique­ment adap­té à Uni­ty 3d, il s’agit d’un ensem­ble de plu­g­ins. La boîte à out­ils se com­pose de trois plu­g­ins:  Vide­oWrap­per, Track­er­Wrap­per et VRP­N­Wrap­per avec suivi de mar­queurs, cap­teurs, caméras.

Vous trou­verez plus de logi­ciels dans ce com­para­tif, il vous indique la com­pat­i­bil­ité Uni­ty mais pas celle avec Unre­al Engine.

Bon, ce n’est cer­taine­ment pas exhaus­tif. Si vous con­nais­sez d’autres SDK libres et Open Source qui appor­tent quelque chose de plus, je suis pre­neur et je com­pléterai l’article en fonc­tion de vos remon­tées.

Main­tenant, si vous souhaitez utilis­er ces tech­nolo­gies et pass­er par les ser­vices de pro­fes­sion­nels, il y a Ekstra Real­i­ty (je prêche pour ma paroisse, c’est la séquence “pub”), une société Suisse qui a déjà réal­isé pas mal de pro­jets dans ce domaine depuis une dizaine d’années.

2 réflexions sur « Réalité augmentée: 2017, point sur les logiciels »

  1. Salut 🙂 j’ai util­isé esa­yAR avec uni­ty, gra­tu­it en usage com­mer­cial si on se lim­ite a la fonc­tion de recon­nais­sance d’image sans mar­queur (ce sui est déjà pas mal!) Et ça fonc­tionne très bien! (Même si c’est un poil plus com­plexe que vufo­ria par exem­ple )
    J’essaie main­tenant d’ajouter la détec­tion de vis­age, mais easyar ne le per­met pas, je vais me ren­seign­er sur openCV…

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