Le projet de cybersécurité sur lequel je travaille depuis plusieurs mois

Bon­jour à tous. J’ai dif­fusé il y a peu, sur la chaîne YouTube du blog, une vidéo extraite d’une émis­sion dif­fusée en avril dernier sur la RTS (1ère chaîne nationale Suisse) con­sacrée à la cyber­sécu­rité.
Mon col­lègue et ami de longue date, Greg Roy, à l’origine du pro­jet, et Phoenix, le stu­dio lyon­nais qui pro­duit la par­tie tech du pro­jet, vien­nent de me con­firmer que je pou­vais vous en touch­er quelques mots.

Je reprends ici L’ex­trait dif­fusé sur la RTS :

Nous avons tra­vail­lé sur un moteur scé­narique et un déploiement via le Cloud Com­put­ing qui per­met de propulser des scé­nar­ios de Seri­ous Game (mais pas que) qui peu­vent traiter de sujets comme la cyber­sécu­rité (iso 27001), le recrute­ment, la vente, la ges­tion de pro­jet et même le har­cèle­ment. Tout le con­tenu est jouable/utilisable quand vous voulez où vous voulez et sur n’im­porte quel type de machine, du télé­phone à l’or­di­na­teur de bureau, en pas­sant par tout type d’ob­jet con­nec­té dis­posant d’un nav­i­ga­teur web mod­erne. On par­lerait d’une tech­nolo­gie révo­lu­tion­naire en terme “mar­ket­ing”, mais je ne suis pas un mar­ke­teux 🙂 Même si je peux vous lis­ter les qual­ités de cette tech­no face à du “tra­di­tion­nel” html5/WebGL : temps d’ac­cès beau­coup plus rapi­de, pas de mobil­i­sa­tion du GPU de vos hard­wares, recom­pi­la­tions automa­tisées, et d’autres qui fer­ont l’ob­jet d’un bil­let plus détail­lé sur ce blog.

Je n’aime pas trop les éti­quettes don­nées aux seri­ous games, et juste­ment on s’éloigne de cette image pous­siéreuse en y injec­tant toutes les car­ac­téris­tiques d’un jeu d’aven­tures, voir d’un RPG par cer­taines mécaniques de jeu (inven­taire, quêtes annex­es, arbre de com­pé­tences).

Et la direc­tion artis­tique et la réal­i­sa­tion n’est pas en reste.  Con­stru­it à par­tir d’Unreal Engine 4, cela per­met d’avoir des images qual­ité proches des stan­dards des AAA du jeu vidéo y com­pris avec du Ray­trac­ing, et sans même besoin de dis­pos­er d’une carte RTX puisque c’est le “cloud com­put­ing” qui génère les images. Le tout tourne à 60 FPS en Full HD sur n’im­porte quelle machine (à la seule con­di­tion d’avoir une con­nex­ion inter­net cor­recte).
Ce sont des artistes excel­lents comme Papay­ou (Sybe­ria 3) et Elodie Poroli ont œuvré pour créer de nom­breux per­son­nages dif­férents, avec un mariage par­faite­ment réus­si entre l’hy­per-réal­isme du décor et l’il­lus­tra­tion façon man­ga des per­son­nages, comme vous pou­vez le voir vous-même sur ces copies d’écrans. Les dia­logues, mêlant humour, péd­a­gogie et par­fois, manip­u­la­tion psy­chologique util­isés par le social engi­neer­ing ou par un patron un peu pres­sant, nous accom­pa­g­nent dans l’ac­tion tout au long de l’aven­ture.
Enfin le sys­tème enreg­istre vos choix et actions instan­ta­né­ment afin de s’adapter à votre niveau en temps réel puis enreg­istre votre pro­gres­sion sur les dif­férents thèmes abor­dés tout au long de votre par­cours péd­a­gogique ET ludique.
Ma par­tic­i­pa­tion à ce pro­jet remonte à il y a quelques années, alors que nous étions sur une mis­sion com­mune avec Greg, pour un pro­jet de réal­ité virtuelle avec com­bi­nai­son de mocap et ges­tion mul­ti­joueurs réseau, pour une autre société Suisse. À croire qu’il n’y a qu’en Suisse que les investis­seurs pren­nent des risques et savent flair­er les oppor­tu­nités !  Nous avions alors pen­sé à créer quelque chose autour de la cyber­sécu­rité et on aimait tous les deux les jeux de rôles, d’aventures… Et les livres dont vous êtes le héros.
Et quelques mois plus tard, au milieux de nos pro­jets, Greg m’an­nonce qu’il a créé une maque­tte qui tourne déjà pas mal, autour de notre idée de départ. Il souhaite que je mette un peu d’or­dre dans le code, que je crée des out­ils “génériques”, que j’a­joute du game­play, et un peu d’intelligence arti­fi­cielle, et petite demande, mais non des moin­dres : que je trou­ve un moyen de faire tourn­er ça dans un nav­i­ga­teur… Mais sur des bécanes de bureau !
Bref, après plusieurs mois de recherche et développe­ment, nous avons mis en place un sys­tème qui tourne sur de gross­es machines serveurs (Mer­ci à Microsoft Azure pour le sup­port)… de très gross­es machines… qui coû­tent un “pognon de dingue” à faire tourn­er comme dirait notre cher prési­dent français. Oui, mais on peut faire tourn­er là-dessus plusieurs ses­sions donc ratio­nal­i­sa­tion économique^^
Je vous en dirai un peu plus, et vous mon­tr­erai un scé­nario au com­plet,  quand tout cela sera disponible pour le grand pub­lic.

Pour l’anec­dote, nous avons présen­té le pro­jet à la branche Entre­prise d’Epic Games à Mon­tréal. Ils sem­blaient très ent­hou­si­astes après avoir assisté à une démon­stra­tion, et nous avaient lais­sé enten­dre un prix, étant dans les pre­miers à utilis­er leur tech­nolo­gie de stream­ing via le cloud com­put­ing. Et puis depuis, silence radio. J’ai bien envie d’aller frap­per aux portes du Saint Patron, Tim Sweeney,  pour savoir s’il a enten­du par­ler de notre pro­jet ou si ça s’est per­du en route. Hey Tim, on aimerait bien se sen­tir épaulé, au moins sym­bol­ique­ment, quand on évangélise l’Eu­rope ! Bon, soyons patients, c’est une grosse struc­ture, et ils ont déjà fait avancer pas mal de pro­jets, et nous leur sommes recon­nais­sants pour cet excel­lent out­il qu’ils ont mis entre nos mains.

Voilà, ce serait bien de me laiss­er un petit mot en com­men­taires pour me dire ce que vous pensez de ce pro­jet et pour m’en­cour­ager à vous par­ler de ce que je fais. Si vous avez des ques­tions tech­niques, il est fort prob­a­ble que je ne puisse pas vous répon­dre à cause des claus­es de con­fi­den­tial­ité, mais vous pou­vez tou­jours essay­er. Je vous dis à très vite pour de nou­velles aven­tures.

8 réflexions sur « Le projet de cybersécurité sur lequel je travaille depuis plusieurs mois »

  1. Il y a une inté­gra­tion de Sta­dia par UE4, mais je n’ai pas pu tester. Je me suis inscrit à la beta devel­oppeur le jour même de l’ou­ver­ture chez google il y a quelques mois, mais ils n’ont pas validé ma demande. Et comme je bos­sais une autre tech­no, j’ai lais­sé couler. Sinon, UE4 peut fonc­tion­ner via un cloud, mais dis­ons que toute la ges­tion du cloud, du mul­ti­ses­sion, etc. — c’est à toi de le met­tre en place. En plus de tous les soucis de serveurs WebRTC à régler…

  2. Mer­ci beau­coup. Donc il n’y a pas pour l’instant une solu­tion prête à l’emploi pour pub­li­er ue4 directe­ment sur un serveur dis­tant ? Et l’utiliser à la manière de Sta­dia ?

  3. En fait, j’ai dévelop­pé toute une inter­face de ges­tion (hors UE4), en util­isant l’API Azure, et en exploitant les fonc­tions WebRTC d’UE4. Mais je ne pour­rai pas t’en dire d’a­van­tage 😉

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