Les femmes et l’informatique

 Pourquoi peu de femmes s’orientent vers les métiers infor­ma­tique ? Suite à cet arti­cle de devel­oppez sur la ques­tion, j’ai mené mes pro­pres recherch­es.  Entre deux, je me suis aus­si posé la ques­tion con­cer­nant le jeu vidéo, mais pas seule­ment les métiers du jeu vidéo… Non, sur les créa­teurs de jeux vidéo… Et j’en ai fait une vidéo.

Con­cer­nant la créa­tion de jeux video:

Edit au 12/09/18:

Rap­pelons-le: un employé de Google a été viré pour avoir rédigé un mémo dans lequel il explique que les iné­gal­ités entre hommes et femmes dans le monde de la Tech sont dues à des fac­teurs biologiques, et non par un soi-dis­ant sex­isme.

Mais pour le reste, je préfère traiter cela dans un arti­cle.  Il y a eu un âge d’or de la femme dans le secteur infor­ma­tique: avant 1984!

  • Ada Lovelace – à qui l’on attribue l’écriture du pre­mier pro­gramme infor­ma­tique pour la machine ana­ly­tique du math­é­mati­cien Charles Bab­bage
  • Grace Hop­per – con­cep­trice du pre­mier com­pi­la­teur en 1951 et du lan­gage COBOL en 1959
  • Le code des mis­sion Apol­lo, c’était des femmes.

En 20 ans, la place des femmes dans l’informatique a été réduite de moitié. WTF ???

En 1983 : le secteur STIC (sci­ences et tech­nolo­gies de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion) compte 20,3 % de diplômées,  en 2010, seule­ment 11 % de femmes, résume Isabelle Col­let, maîtresse d’enseignement et de recherche en sci­ences de l’éducation à l’université de Genève.

Mal­gré la mise en place de dis­crim­i­na­tions pos­i­tive à l’embauche basée sur le genre, le pour­cent­age de femmes peine à grimper, cette dis­ci­pline est une des rares à s’être mas­culin­isée.

On dit les femmes plus attirées par les rela­tions sociales… donc pas dans l’informatique, mais dans tous les autres corps de métiers : les arts, la com­mu­ni­ca­tion, le man­age­ment, etc. Ok, peut-être.

Une nou­velle étude mon­tre cepen­dant que les hommes ne sont pas meilleurs que les femmes en maths et sci­ence

Quelle peut être la rai­son?

  • Les représen­ta­tions “gen­rées” des métiers dès l’enfance et l’adolescence, en famille ou à l’école per­sis­tent. Les garçons sont plus encour­agés à pour­suiv­re dans les sci­ences et tech­niques, les filles vers le vivant.

  • Les femmes ont déserté l’informatique surtout depuis les années 80, quand le domaine est devenu pres­tigieux alors qu’il n’était vu que comme un méti­er ter­ti­aire,

  • Le développe­ment des ordi­na­teurs de mai­son, des films autour du sujet a fait que les pères ont acheté à leur fils ces PC, ce qui leur a don­né une avance… Ouaip, bof. Et pourquoi plus avec les garçons que les filles, alors que ces dernières sont plus studieuses ?

  • Dès cette époque, des groupes se for­ment dans les écoles, groupes de garçons qui voient d’un mau­vais œil la fille qui par­le d’ordinateur : dif­fi­culté à inté­gr­er des groupes soci­aux, des groupes de tra­vail — Encore un argu­ment qui ne tient pas trop la route, car c’est vrai pour tout dans ce cas. Et pourquoi il y a plus d’homme “chef” (cui­sine) si on garde ce genre d’argument ?

  • Les femmes sont plus sociales et ne s’enferment donc pas devant un ordi ou un groupe restreint de tra­vail. James Damore, l’ingénieur de Google qui a créé la polémique en 2017, l’explique de cette façon.

  • Ce sex­isme acquis entraîne une non recon­nais­sance des col­lègues que ce soit à l’école ou au tra­vail qui néces­site une sur­com­pen­sa­tion pour mon­tr­er sa légitim­ité, et donc plus de tra­vail, de plus grands horaires et une dif­fi­culté pour la vie de famille. Pas assez pres­tigieux l’informatique ? Ca ne per­met pas de se bat­tre avec des hommes comme pour avo­cat d’affaire, médecin ou femme poli­tique ?

  • dans les écoles d’ingénieurs, l’orientation de spé­cial­i­sa­tion con­tin­ue à souf­frir du genre, les écoles s’en dés­espèrent, les femmes préfèrent s’orienter vers les bio­sciences. Les pro­fesseurs sont oblig­és de don­ner des con­signes de non sex­isme dès les pre­miers cours.

Pour­tant, les femmes sont vues comme de meilleurs man­agers, stratèges ou ges­tion­naires et celles en place ne se plaig­nent pas de dis­crim­i­na­tion. Il reste toute­fois une cer­taine répar­ti­tion dans ce milieu infor­ma­tique, peu restent aux fonc­tions tech­niques, elles sont surtout chef de pro­jet ou d’équipe.

On ne peut pas affirmer qu’il s’agisse de géné­tique. En effet, dans les pays émer­gents, les femmes représen­tent plus de la moitiés des étu­di­ants en infor­ma­tique.

Vous êtes une femme, vous vous intéressez à l’informatique? Tenez bon! Avec les besoins des sociétés rel­a­tives à la par­ité, vous n’aurez aucune dif­fi­culté à trou­ver une place! Et imag­inez: les métiers  Sci­ence, tech­nolo­gie, engi­neer­ing et math­e­mat­ics «STEM» représen­tent 75% des emplois de demain. Imag­inez un instant que ces métiers soient occupés à 80% par des hommes. Vite il est temps!

Arti­cle co-écrit avec Nori­na.

sources:

 

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