Cloud de stockage Vivant: Stocker des infos dans notre ADN !

On se souvient de Johnny Mnemonic qui devait libérer une partie de sa mémoire pour stocker des informations et faire ainsi de la contrebande de données… Là, on parle, sérieusement à priori, de stocker des données dans notre code génétique… Et pourquoi faire ? Parce qu’on le peut.

Microsoft pense pouvoir proposer ça d’ici 3 ans… et un modèle commercial grand public d’ici 10 ans. Il faut d’abord convertir les données faites de bits en ACTG, puis de synthétiser la chaine d’ADN correspondante. Pour extraire et accéder aux fichiers, une réaction en chaîne par polymérase (PCR) est utilisée pour sélectionner les séquences appropriées. Les études menées par Microsoft et une expérience similaire par les membres d’Erlich Lab, Dina Zielinski et Yaniv Erlich ont montré que le contenu extrait était sans erreur.

Si la technique existe, elle reste lente et couteuse. Une version améliorée permettrait d’utiliser l’organisme d’un être vivant pour faire cette synthèse.

L’ADN est le “support de stockage connu le plus dense de l’univers, simplement basé sur les lois de la physique” a déclaré Zhirnov dans l’interview. CA ne signifie pas qu’il soit nécessaire de stocker tout cela dans notre propre corps, mais c’est une possibilité également.

Pensons aux introns, ces parties non codantes de l’organisme …. peut-être 20% de l’ADN, considéré comme “Poubelle”. Elles pourraient servir à stocker des données “utiles”. On peut même allonger les chromosomes en ajoutant des paires de chromosomes non codants ! En même temps, cela nous invite à réfléchir sur cette partie de notre ADN qui semble ne servir à rien. D’une part, il contient peut-être toute notre évolution passée, et pourquoi pas notre potentiel d’évolution à venir. Mais plus fou encore: peut-être une civilisation plus avancée a t-elle laissée dans l’ADN de ses descendants tout le savoir accumulé et … peut-être que nous sommes ces descendants et que ce savoir est bientôt à notre portée.

Bon, ça part trop loin. Retenez juste l’info: Stocker des données dans l’ADN, ce sera possible à moindre coût, on l’espère, et ce sera la forme la plus “compacte” de stockage. Sans compter la stabilité de la chaine d’ADN dans le temps et les mécanismes hyper ingénieux de réparation qui existent déjà !

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