Les aventuriers de la mer de Robin Hobb

par | 10 Août 2022

Sur les conseils d’une amie, j’ai lu récemment Le vaisseau magique, le premier tome des Aventuriers de la mer, une série de romans de fantasy écrits par Robin Hobb, l’auteur de L’assassin royal. Cela parle de piraterie avec un coté Harry Potter, mais plus adulte, sans aller dans le Trash façon The Magicians. Robin est un nom de plume. De son véritable nom, Margaret Astrid Lindholm, elle a signé d’autres livres sous le pseudo de Megan Lindholm avant de choisir Robin Hobb. Elle a aujourd’hui 70 ans et a écrit ce livre quand elle en avait 50. Diplômée de l’Université de Denver, elle s’installe en Alaska où elle épouse à l’age de dix-huit ans un pêcheur, Fred Ogden. Mère de quatre enfants, elle a vécu à l’île Kodiak. C’est probablement l’un des romancières de SF et Fantasy la plus douée de sa génération. Mais intéressons-nous à ce premier tome.

Voici le synopsis de ce premier tome : « Chaque famille de Marchands possède une vivenef, un navire intelligent et sensible qu’on se lègue de génération en génération, et sans lequel la navigation sur le fleuve du Désert des Pluies et le commerce des objets magiques seraient impossibles. Althéa aurait dû hériter de Vivacia, la vivenef du clan Vestrit, mais c’était sans compter les machinations de son esclavagiste de beau-frère, Kyle…« .

L’écriture de Robin Hobb est très fluide et poétique. Nous partageons presque l’esprit des personnages principaux qu’elle habite magnifiquement, sans verser dans le sentimentalisme ou la psychologie de comptoir. En plus de cela, l’histoire est passionnante. Imaginez, un bateau vivant et mystérieux, dont l’esprit est relié à celui de son capitaine, mais qui possède également la mémoire des capitaines précédents.

Quelques mots sur les vivenefs, ces navires construits en bois-sorcier, qu’une famille de Marchands a commandé auprès d’une famille du désert des Pluies, seul endroit où l’on peut trouver ce matériau solide et argenté. Très chère, elle a l’avantage d’être quasi indestructible et de pouvoir être maniée plus facilement qu’aucun autre bateau, grâce à sa vie propre. En effet, une vivenef qui a vu trois générations de ses capitaines mourir sur ses ponts s’éveillera, sa figure de proue devenant animée d’une vie et d’une conscience propre, et douée du mouvement et de la parole. Mais aucun marchand ne connaît la vraie nature d’une vivenef et du bois-sorcier, et de l’étrange vie qui l’habite. Ce matériau n’est pas du bois en réalité, mais nous n’allons pas spoiler davantage.

Il y a un petit coté Albator 84, quand l’esprit d’Alfred est transféré dans l’ordinateur de bord de l’Atlantis. Mélangez cela avec Pirates de caraïbes et vous obtenez … Non, en fait, ce livre ne ressemble à aucun autre. Pour ceux qui aiment les mots, entrer dans la tête des personnages, ressentir leurs émotions avec force, vous devriez apprécier cette série.

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