Imprimer en 3D avec de la terre et faire pousser des graines

Une imprimante 3D a été conçue par des étudiants (Tina Zidanšek, Danica Rženičnik, Urška Skaza, Maja Petek et Simon Tržan) de l’Université de Maribor, en Slovénie, elle a été appelée Tiskaj Zeleno soit Print GREEN en 2013. J’ai eu la chance de rencontrer une de ses conceptrices ce week-end et de voir le système en fonctionnement.

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Elle utilise un bac que l’on remplit d’un mélange de terre argileuse assez liquide auquel il est possible d’ajouter des graines.  L’imprimante sécrète un mélange de semences et de la boue herbe.

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La base de cette imprimante ressemble énormément à une imprimante 3D classique, à l’exception du réservoir et de la buse d’impression. C’est une vis d’Archimède qui permet d’acheminer la terre liquide vers la buse et de concentrer comme on le ferait avec une poche et une douille en pâtisserie pour étaler la crème sur un gâteau tout en faisant de petits dessins.

Il est nécessaire d’ajouter la Terre au fur et à mesure, et de sécher manuellement avec un sèche cheveux l’œuvre en cours d’impression. Une des améliorations consisterait à automatiser ce process, ainsi que l’alimentation en Terre.

Un logiciel dédié a été développé pour faire fonctionner cette imprimante 3D compte tenu de ses caractéristiques un peu hors-normes. Mais il semble relativement limité dans l’ensemble – disons que c’est une bonne base de départ.

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Il n’est bien sur pas possible de réaliser toutes les formes que l’on peut faire avec une imprimante 3D standard du fait du composant utilisé qui est très liquide. On évite toute discontinuité dans le tracé.

L’ajout de graines dans le mélange permet d’obtenir une conception végétalisée avec le temps et la lumière. Mais attention, il ne faut en mettre qu’en surface – sinon, la plante grandissant détruirait la structure de l’objet.

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Actuellement, le procédé est utilisé par ces étudiants pour des motifs artistiques en guise d’expérimentation.

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Bon, à priori l’équipe s’est délitée depuis ce projet d’étudiants, mais l’une des protagonistes, maja petek que nous avons rencontrée souhaite aujourd’hui tourner son business vers ce type de production artistique. C’est dans cette optique qu’elle a lancé l’entreprise Mapetie. D’ailleurs, il est possible de suivre ce projet sur son site web ou sur Facebook.

Voici quelques photos prises lors de ma visite:


 

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